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Florent Kiecken
6/3/2024
Dernière MAJ :
10/7/2026
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La formation A/B testing fait partie de notre formation CRO complète, structurée en 6 parties : Introduction au CRO, Recherche CRO, Priorisation et organisation, UX/UI et Copywriting, A/B testing, IA et CRO.

Sur la partie A/B testing spécifiquement, vous apprenez à :
Elle s'adresse à un large éventail de professionnels : marketing web, agences A/B testing et publicité, e-commerce, UX designers, freelances, analystes de données, experts ou débutants en CRO. Peu importe le niveau d'expérience : elle convient à ceux qui veulent améliorer l'expérience utilisateur, augmenter leur taux de conversion, ou prendre des décisions basées sur des données réelles plutôt que sur l'intuition.
Le CRO suit trois étapes : recherche, hypothétisation/priorisation, puis tests. Avant tout lancement de test, il faut faire de la recherche pour générer des hypothèses basées sur des actions concrètes, pas sur l'intuition. C'est pour ça qu'on recommande de se former au CRO dans sa globalité, pas seulement à l'A/B testing : un test A/B mal préparé en amont ne vaut rien, aussi bien exécuté soit-il.
L'A/B testing consiste à diffuser deux versions d'une même page à des visiteurs réels, en même temps, pour mesurer laquelle génère le plus de conversions. L'audience est divisée en deux groupes aléatoires : le premier voit la version A (l'existante), le second la version B (la modifiée).
Mais ce n'est pas un outil de design. C'est une méthode de recherche : elle sert à valider ou invalider une hypothèse, pas à départager deux idées au hasard. Un test A/B lancé sans hypothèse backée par de la donnée valide surtout un biais de confirmation, pas une vraie amélioration.
On les voit revenir en boucle, y compris chez des équipes expérimentées.
Le symptôme classique : une entreprise qui a lancé 3 tests A/B, obtenu 0 résultat, et qui en conclut que l'A/B testing "ne marche pas". Le vrai problème : 3 tests, c'est trop peu pour juger quoi que ce soit. Et souvent, les hypothèses testées viennent de l'intuition ("j'ai vu que mon concurrent utilise l'IA pour ses images, testons la même chose") plutôt que d'une recherche.

Face à ce genre de situation, la bonne réponse n'est pas de débattre pendant des heures :
Ne perdez pas de temps à débattre d'une idée. Testez, analysez, et faites de la recherche en amont pour la suite.
C'est l'erreur la plus fréquente, même chez des consultants reconnus. 8 conversions contre 6 sur 300 visiteurs, ça n'a strictement aucune valeur statistique.
Si le site ne fait pas au moins 50 000 sessions par mois, ou 200 à 300 conversions par variante sur 5 semaines, l'A/B testing classique n'a pas de sens : mieux vaut d'autres méthodes d'optimisation. Dans ce cas, deux options : viser des changements radicaux (des résultats de +50% à +100% se détectent avec moins de volume), ou passer par une analyse bayésienne ou d'autres approches. Pour vérifier avant de lancer, un calculateur comme celui de Speero donne la taille d'échantillon et la durée nécessaires en quelques secondes.
Ce n'est pas une erreur en soi, mais un piège d'analyse. Tous les visiteurs ne voient pas les éléments sous la ligne de flottaison, et pourtant 100% des visiteurs sont comptés dans les résultats, ce qui peut fausser toute l'analyse.

Astuce : utilisez un script de "vue d'élément" (via GA4 ou un autre outil) pour n'analyser que les visiteurs ayant réellement vu le changement, et ajustez le calcul de taille d'échantillon en fonction du Minimum Detectable Effect (MDE) réel.

Faire des tests A/B régulièrement nous a poussés à construire une check-list pour ne rien oublier : on l'utilise systématiquement avec nos clients.
À retenir : les 4 phases à ne jamais sauter, analyse pré-test (hypothèse, KPI, durée/MDE/échantillon), configuration (tracking, test A/A, QA en conditions réelles), lancement (vérification des données à J+quelques heures), analyse (suivi SRM, probabilité bayésienne, segmentation, documentation des apprentissages).
On recommande un minimum de 50 000 sessions par mois, mais le vrai critère est de pouvoir atteindre 200 à 300 conversions par variante dans un délai raisonnable. Ça dépend du nombre de pages testées et du taux de conversion de base, pas seulement du trafic brut.
Il n'y a pas d'outil universel : AB Tasty, VWO, Kameleoon ou GrowthBook se valent globalement. Le choix dépend surtout du budget et de la stack technique du site.
En général plusieurs semaines, le temps d'atteindre un échantillon significatif (environ 5 semaines pour 200 conversions par variante sur un trafic correct). Un test arrêté trop tôt donne des résultats non fiables, même s'il semble "gagnant".
Au CRO en général. L'A/B testing n'est que la dernière étape du process (recherche, puis hypothèses, puis tests) : sans les deux premières, les tests partent sur de mauvaises bases.
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