Chapitres
Aujourd’hui, un guide sur les Synthetic Users.
L’idée : faire de la recherche UX SANS utilisateurs.
→ Ce que c’est vraiment
→ Ce qu’ils promettent (et ce que ça change en CRO)
→ Comment créer des users synthetics
→ Comment les intégrer dans un processus d’optimisation concret
→ Leurs vraies limites
Le prompt utilisé :
"Vous êtes un chercheur ML expert et un ingénieur rapide. On vous a demandé de créer un prompt qui peut être utilisée pour simuler un utilisateur fictif d'une marque et d'un service particuliers. Ce prompt doit inclure le nom de la personne, l'âge, la démographie, la personnalité, y compris les big five et DISC, les traits de personnalité, les frustrations, les valeurs, les objectifs, les défis et toute autre information connexe basée sur le contexte - Soyez aussi détaillé que nécessaire. Vous générerez le prompt en tant que ligne d'une ligne commençant par « Vous êtes ». Ce prompt est pour le client de (X marque) en France. Veuillez uniquement retourner le prompt à utiliser."
Selon Baymard, IKEA fait partie du top 1% des e-commerces en termes d’UX.
Même si leur stratégie est difficilement comparable à celle de plus petits sites, il y a quand même certaines pratiques qu’il faut copier.
1 → La simplicité
Les jeunes marques vont empiler les bénéfices produits tout en haut de la page produit.
Le problème avec ça : la charge cognitive.
IKEA renonce à énoncer tous les points forts du produit pour citer uniquement les plus importants en une seule phrase.

2 → La rapidité de compréhension
Erreur hyper commune :
Ne pas montrer les catégories de produits rapidement aux utilisateurs.
Les jeunes marques ont tendance à être agressives avec des slides, des promos, un slogan, etc.
En analysant l’intention des visiteurs de la home, on s’aperçoit généralement qu’ils ont des objectifs déjà définis. Vous devez donc leur proposer des solutions de navigation claire et facile d’utilisation.
IKEA opte pour ces deux choses.

Une marque plus jeune peut concurrencer IKEA (en termes de CRO et d’UX) sur 2 points :
→ Un branding fort (une différenciation)
→ Un copywriting ultra-optimisé sur chaque page
Difficile pour IKEA de checker chaque page produit, de tester toutes les semaines différentes descriptions, etc.
Une jeune marque, avec peu de produits, peut le faire.
Pour démontrer ça, j’ai déployé des synthetic users (utilisateurs artificiels par IA), afin d’avoir des retours concernant le site d’IKEA.
Je vous livre cette analyse dans le nouveau cours de ma formation CRO.
Mais en voici un extrait.

Ici, on a une incompréhension identifiée par un synthetic user.
Dans une phase découverte, les synthetic users sont pratiques pour accompagner une évaluation heuristique.
Et ces retours peuvent être identifiés en quelques minutes, avec Claude par exemple.
Un synthetic user, c’est un utilisateur simulé par l’IA.
Il est là pour “remplacer” de vrais utilisateurs qui participent à une recherche.
→ Les utilisateurs de tests modérés ou non
→ Des répondants à des interviews clients
→ Et même des utilisateurs participant à une expérimentation (A/B test par exemple)
Avec les IA qui évoluent au fil du temps, on peut obtenir des faux utilisateurs se comportant de façon réaliste.
Ils naviguent. Ils hésitent. Et surtout, ils verbalisent ce qu’ils pensent en temps réel.
Vous leur présentez votre page, vous leur posez des questions.
Exemple de question :
“Y a-t-il des choses qui vous empêcheraient de passer à l’action sur cette page ?”
Vous obtenez ce genre de retour :
“Je cherche les informations de livraison… Je ne les vois nulle part sur cette page. Je vais peut-être vérifier dans le footer… Non, ce n’est pas là non plus. C’est frustrant, je ne vais pas commander sans savoir combien ça coûte.”
C’est du feedback qualitatif et immédiat.
La recherche, c’est la base du CRO.
Je le répète tout le temps.
Problème, beaucoup voient des inconvénients à cette étape.
→ Trop coûteux
→ Prend trop de temps
→ Nécessite des compétences
Et je m’en rends compte en discutant avec des marques :
Elles préfèrent avoir quelque chose de direct, rapide et efficace.
Passer 8 semaines à faire de l’analyse/recherche, ça n’est pas ce qu’il y a de plus concret.
Mais c’est obligatoire.
C’est là qu’interviennent les Synthetic Users :

Les synthetic users peuvent être utilisés dans toutes les phases d’une recherche CRO.

Exemple :
→ Phase de découverte : avec des interviews clients, pour clarifier les motivations, problèmes, craintes, etc. des clients
→ Phase de focus : tests utilisateurs pour approfondir des sujets sur le site. (exemple : clarté de la page produit, navigation, etc.)
→ Phase de validation : test utilisateur, test des 5 secondes, A/B test
Les synthetic users ne remplacent pas les méthodes classiques.
Ils s’intègrent dedans.

Voilà les étapes pour son utilisation :
Étape 1 — Définir l’objectif de recherche
À quelle étape de la recherche êtes-vous ?
Par exemple, si vous débutez, alors vous êtes en phase d’exploration.
Il vous faut donc analyser dans la globalité les datas, faire des interviews clients globales, faire une analyse heuristique du site, etc.
Étape 2 — Construire les users artificiels
Je crée 5 à 10 profils représentatifs des segments cibles.
Pas des profils génériques. Des profils nourris par les données réelles de la marque : avis Trustpilot, CRM, verbatims d’interviews, infos sur la marque, etc.
Plus les inputs sont solides, plus les outputs sont utiles.

J’utilise les projets de chez Claude (IA).
Étape 3 — Discuter, challenger, faire tester
Les Synthetic users interagissent avec le site et avec vous.
Avec des questions pertinentes, vous pouvez obtenir des réponses intéressantes.
Étape 4 — Croiser avec les données quantitatives
C’est là que tout se connecte.
Exemple concret :
Analytics → 64% d’abandon sur la page checkout
Synthetic Users → “Je ne vois pas les frais de livraison avant la dernière étape. Je me sens trompé. Je préfère abandonner.”
Hypothèse → Afficher les frais dès la page panier
Action → Test A/B
Étape 5 — Construire la roadmap
Chaque insight est classé par catégorie et priorisé par impact potentiel.
Bien évidemment, les synthetic users ont beaucoup moins de poids dans la priorisation que les autres méthodes avec des utilisateurs réels.
Soyons honnêtes, ils ne remplaceront jamais une recherche avec de vrais utilisateurs.
Et ça pour plusieurs raisons :
Ils manquent de pertinence et d’originalité : Les synthetic users ne posent pas de questions inattendues. Ils n’hésitent pas, vous surprennent rarement. Même s’ils se basent sur nos datas, ils ne font que répéter plus ou moins ce qu’on peut lire ailleurs.
Ils ne valident pas, ils explorent. Les Synthetic Users sont excellents pour identifier des pistes. Impossible d’utiliser ça pour valider.
Ils ne remplacent pas les entretiens approfondis. Un entretien client de 45 minutes avec une réelle personne reste irremplaçable pour comprendre les motivations profondes, les contextes d’usage, les douleurs précises. Vous pouvez créer une vraie connexion et établir une réelle empathie avec un humain, c’est plus compliqué avec l’IA.
Ayez en tête cette pyramide des compromis trouvée chez Speero.

Là où vous allez être gagnant en termes de coût et de vitesse d’action, vous allez être perdant en termes de confiance.
Et la confiance en CRO est indispensable, sachant qu’on est dans un jeu dans lequel on cherche le plus possible à minimiser le risque.
Les synthetic users peuvent être grandement utiles pour de l’idéation, pour les petites marques et pour la phase d’exploration.
Mais ne comptez jamais dessus pour tirer des conclusions qui affectent la croissance et les conversions.
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